jeudi 9 octobre 2008

Lever du Soleil 4

Le dieu Soleil Rêapparaît généralementsous les traits d'un hommeà tête de faucon. Iltient le sceptre ouasdans l'un de ses mains,signe de sa toute puissance,signe de la toute puissancede ses rayons qui, à présent,inondent le ciel et la terre.


La notion de butte primordiale

Cette dernière expression n'est pas sans rappeler la butte primordiale au sommet de laquelle le dieu Soleil dut se hisser, au premier jour de la création du monde, ce premier élément organisé apparu à la surface d'un formidable réservoir d'énergie créatrice, le Noun. Comme au premier jour, le disque solaire apparaît chaque matin reposer sur un tertre, une butte émergeant à peine des eaux qu'il créa de lui-même - sans doute cette lumière teintant de rouge l'horizon oriental.




Telle une coquille d'oeuf, sa boule d'argile désormais éclose symbolise la butte sur laquelle le Soleil s'appuie pour naître au petit matin, cet ilôt de terre que certains Textes des Pyramides situent dans l'entrecuisse de Nout, lieu de naissance par excellence du Soleil : "Entre les cuisses de la déesse Nout se trouve un ilôt de terre vers lequel le défunt justifié doit nager" (PT 1188).
L'image de cette butte primordiale émergeant d'un océan d'énergie inerte, de ces eaux du Noun, semble provenir de la vision, chaque année renouvelée, de l'émergence de quelques tertres à la surface du Nil en crue. Sur ces tertres furent symboliquement érigés les monuments sacrés qui, aujourd'hui encore, font la splendeur de l'Egypte. Ces édifices que sont pyramides, obélisques et temples constituent en quelque sorte le témoignage vivant de ce qui fut créé, organisé, structuré, à partir du non-être, à partir de cet océan d'énergie informe et inerte qu'est le Noun.


De Khépri à Atoum en passant par Rê
Maintenant que le dieu Soleil s'est hissé sur sa "butte de naissance", qu'il baigne dans le rougeoiement du ciel matinal et qu'il assume la forme du disque solaire, le rôle du scarabée Khépri s'achève. C'est désormais en son nom de Rê que le dieu Soleil traversera le ciel d'est en ouest, toute la journée durant. Il figurera alors sous les traits d'un homme à tête de faucon.
C'est d'ailleurs muni des ailes d'un faucon que le disque solaire apparaît, à proximité de la bouche de la déesse Nout. Cette imagerie semble faire écho à ce scarabée ailé figuré le long des jambes de la déesse du ciel. D'où l'idée que la course diurne du Soleil s'apparente à celle d'un faucon parcourant les étendues célestes : cet espace situé entre le Ciel et la Terre, cet espace que le dieu Chou emplit de vie : "Il est la Vie qui est en-dessous de Nout", précise l'un des Textes des Sarcophages en parlant de Chou (CT 80).
Lorsque le Soleil apparaît à proximité de la bouche de Nout, soit à l'entrée de la Douat, c'est que son cycle diurne est achevé, ou plutôt complété. Telle est la signification en effet que revêt le terme Atoum, associé au Soleil mourant. En lui attribuant l'appellation même du dieu créateur, les anciens Egyptiens ont souhaité souligner l'espoir de renouveau qu'il porte en lui. Car sa mort bientôt se transformerait en vie à nouveau, sitôt que le Soleil, en son nom de Rê, aura émergé des eaux du Noun et de la Douat qu'il pénètre chaque soir, tout comme il pénètre le corps de la déesse du Ciel, Nout.

Lever du Soleil 3


Sur cet objet provenant de la tombe de Toutankhamon, deux valturidés aux ailes déployées, coiffés l'un de la couronne de Haute Egypte, l'autre de la couronne de Basse Egypte, semblent protéger le pharaon et le scarabée Khépri, occupés à faire venir le Soleil à l'existence.

La venue à l'existence du Soleil

Le scarabée Khépri, en poussant sa boule d'argile vers le haut, participe activement à la venue à l'existence du nouveau Soleil, de ce disque rougeoyant à l'intérieur duquel figure l'image de l'enfant divin. Une superposition de symboles qui, là encore, atteste des liens unissant le Soleil levant et l'enfant divin.

C'est sous l'aspect d'un scarabée nommé Khépri que "le dieu Soleil vient chaque matin à l'existence, tout comme il vint à l'existence la Première Fois", souligne l'un des passages du Papyrus Carlsberg I . L'image de ce scarabée fut d'ailleurs portée le long des jambes de Nout, entre cette vaguelette matérialisant la ligne d'horizon et la vulve de Nout. Il apparaît ici muni d'ailes. Déjà, les Textes des Pyramides faisaient état du caractère parfois ailé de ce scarabée : "Je suis grimpé sur Chou, je suis monté sur l'aile de Khépri, c'est Nout qui tient ma main, c'est Nout qui m'ouvre le chemin" (PT 1757-8). Loin d'introduire un nouveau concept, les scribes du Nouvel Empire se contentèrent donc de l'illustrer.
Khépri est ce jeune Soleil émergeant à peine des eaux primordiales, tout comme il émergea de ce formidable réservoir d'énergie qu'est le Noun, au premier jour de son antiquité : "Je suis l'Eternel (le Créateur), je suis Rê qui est sorti du Noun en ce mien nom de Khépri", déclare le défunt solarisé, dans l'un des Textes des Sarcophages (CT 307). Khépri est donc l'aspect de Rê renaissant au petit matin - une renaissance qui s'apparente à la venue à l'existence du dieu créateur Atoum, à partir des eaux du Noun. Nombreuses d'ailleurs sont les références à l'autogenèse de Khépri, tant au sein des Textes des Pyramides qu'au sein des Textes des Sarcophages.
Khépri est aussi ce scarabée poussant devant lui sa boule d'argile : une boule d'argile dont la couleur rougeâtre et la forme arrondie ne sont pas sans rappeler les caractéristiques propres au disque solaire faisant son apparition à la surface de l'horizon oriental. L'éclosion symbolique de cette boule d'argile contenant le Soleil naissant induit la diffusion de ces raies de lumière teintant de rouge le ciel et la terre, nous disent les textes. Elle crée cette lumière crépusculaire au sein de laquelle le disque solaire semble à présent "nager".
Le terme "éclosion" évoque d'ailleurs l'image de cet oeuf dont le Soleil brise la coque, au moment précis de son apparition. Il apparaît alors reposer sur sa "butte de naissance", soulignent les textes.

Lever du Soleil 2

Une recréation au quotidien
Plusieurs passages du Papyrus Carlsberg I vont plus loin encore, assumant que l'apparition matinale de Rê à la surface de l'horizon oriental requiert sa sortie préalable des eaux du Noun, cet océan d'énergie primordial dont provient toute forme d'existence. Le dieu Rê constitue la manifestation visible et quotidienne du dieu créateur Atoum, rapportent les textes anciens : tout comme Atoum est venu à l'existence à partir des eaux du Noun, le dieu Soleil Rê se lève hors du Noun chaque jour après s'y être régénéré.
"Il se lève hors du Noun, Rê", ou bien encore : "Les eaux que sont le Noun se fendent à la voix plaintive de sa mère Nout (quand) elle le met au monde", rapportent quelques-uns des Textes des Sarcophages (CT 648, 682 et 989). "Le ciel est ouvert, la terre est ouverte, les fenêtres du ciel sont ouvertes, les mouvements du Noun sont révélés, les mouvements de la lumière solaire sont mis au jour, par Celui qui fait chaque jour", précise même l'un des Textes des Pyramides (PT 1078).
La matrice de renaissance quotidienne du Soleil
Dans le texte cosmographique de la douzième heure du Livre de la Nuit, sont d'ailleurs associés les trois thèmes de la progression dans le Noun, du lever comme une émergence de la Douat et comme une sortie de la vulve de la déesse Nout : "Sortir de la Douat, s'installer dans la barque du jour, naviguer dans le Noun à l'heure de Rê, Celle qui contemple la perfection de son maître. Se transformer en Khépri (8), s'élever vers l'horizon. Pénétrer dans la bouche, sortir de la vulve. Poindre à l'ouverture de la porte de l'horizon à l'heure, Celle qui fait apparaître la perfection de Rê, afin d'assurer l'existence de tout homme, petit bétail et serpent qu'il a créés".
Un article rédigé, voilà quelques années, par Nathalie Beaux, une égyptologue française, souligne que cette notion de Douat est étroitement liée à l'aurore, à ce moment précis auquel seule la lumière provenant du Soleil sur le point de faire son apparition à l'horizon oriental, est visible depuis la Terre d'Egypte : une lumière crépusculaire que l'un des Textes des Pyramides identifie à la fille de Nout, la déesse du Ciel : "Le ciel est empli de vin, Nout a donné naissance à sa fille la lumière crépusculaire, et je me lève", déclare le défunt solarisé (PT 1082). Sans doute une relation étroite existe-t-elle donc entre la Douat et, par extension, les eaux du Noun desquelles le Soleil émerge au petit matin, d'une part, le ciel crépusculaire, d'autre part.
Nekhbet, la déesse protectrice des naissances

Sur cette renaissance quotidienne du Soleil veillait une déesse vautour nommée Nekhbet . Connue aussi sous la dénomination de "Blanche de Nekhen" , elle était l'une de ces déesses présidant aux naissances royales et divines .
La naissance de l'enfant divin était généralement assimilée à la renaissance quotidienne du Soleil dans les lueurs de l'aube. Aussi le rôle protecteur et nourricier de la déesse vautour à l'égard de l'enfant divin s'étendait-il vraisemblablement au Soleil levant. De nombreux vestiges datant du Nouvel Empire attestent de cette hypothèse, confirment les liens unissant le Soleil levant, l'enfant divin et la déesse Nekhbet. Tel cet objet provenant de la tombe du jeune pharaon Toutankhamon, sur lequel figurent deux représentations distinctes de Nekhbet : l'une, coiffée de la couronne blanche de Haute Egypte, l'autre, de la couronne rouge de Basse Egypte. L'un et l'autre valturidés aux ailes déployées encadrent, en signe de protection, les cartouches du pharaon Toutakhamon et du dieu scarabée Khépri poussant le disque solaire rougeoyant en direction du ciel que le hiéroglyphe pt, de couleur bleue, désigne.
Plus généralement, il semble que c'était en voltigeant au-dessus de Rê le matin, toutes ailes déployées, que cette déesse vautour participait à la naissance du dieu Soleil, en le guidant sur le chemin de la renaissance, donc. L'un des textes ornant les parois du temple d'Edfou lui attribue d'ailleurs l'épithète "guide de Rê".

Lever du Soleil 1


Dans l'ancienne Egypte, il n'est pas d'événement céleste qui n'ait revêtu de symbolique particulière. Ainsi le lever du Soleil, son apparition à la surface de l'horizon oriental sous la forme d'un disque rougeoyant, ne dérogeait-il pas à la règle. Aux yeux des anciens Egyptiens, la renaissance quotidienne du dieu Soleil, son émergence des eaux du Noun, cet océan d'énergie informe dont provient toute forme d'existence, s'apparentait à sa toute première manifestation dans le ciel d'Egypte, en ce jour auquel le monde fut créé, en ce premier jour qu'ils nommaient Sep Tepy.



Le Livre de Nout



Plusieurs compositions funéraires détaillent la symbolique entourant le lever du Soleil, parmi lesquelles le Papyrus Carlsberg I, un texte astronomique daté de l'an 144 de notre ère. Cette composition constitue toutefois la copie tardive des textes hiéroglyphiques ornant le plafond de quelques tombes royales du Nouvel Empire (vers 1550 - 1050 avant notre ère) : le cénotaphe de Séthi I à Abydos et la tombe de Ramsès IV à Thèbes Ouest, dans la Vallée des Rois.


Au plafond du cénotaphe de Séthi I et de la tombe de Ramsès IV figure cette composition funéraire connuesous le nom de Livre de Nout. Ce livre est divisé en trois "chapitres" principaux, relatifs au lever du Soleil,à son coucher et à la succession des culminations des étoiles décanales dans le méridien du lieu.

La figure ci-dessus indique la localisation des textes relatifs au lever du Soleil sur le plafond astronomique du cénotaphe de Séthi I à Abydos. Les autres inscriptions hiéroglyphiques se réfèrent quant à elles à sa disparition provisoire sous le cercle de l'horizon, accompagné de sept étoiles décanales - ces étoiles dont la succession des culminations dans le méridien du lieu marquait, à l'époque considérée, le passage des heures de la nuit. Ces sept étoiles étaient situées alors à trop grande proximité du Soleil pour être visibles depuis la Terre d'Egypte, en effet.


Nout, la déesse du Ciel

La déesse du Ciel, Nout, apparaît séparée de Geb, la Terre, par le dieu de l'Air, Chou, sur cette vignette funéraire datant de la Troisième Période Intermédiaire.


C'est l'ensemble du cycle diurne du Soleil, donc, que retrace cette composition, aidée d'une imagerie céleste fort développée. Ainsi la déesse du Ciel, Nout, au corps parsemé des noms de ces étoiles décanales constellant le ciel d'Egypte, est-elle supportée par le dieu de l'Air, Chou, dont les pieds reposent sur cette vaguelette symbolisant la Terre incarnée par le dieu Geb. Cette imagerie n'est pas sans rappeler le mythe héliopolitain de la création du monde, tel qu'il fut exprimé sur cette vignette funéraire datant de la Troisième Période Intermédiaire (vers 1050 - 550 avant notre ère).
Sur cette vignette furent en outre dessinées, à proximité directe de Nout, deux barques solaires. Le long de son corps chemine l'astre du jour en effet, entre l'instant de sa disparition sous l'horizon occidental et celui de sa réapparition à la surface de l'horizon oriental. L'orient et l'occident sont d'ailleurs les deux directions que matérialisent les extrémités inférieure et supérieure du corps de la déesse du Ciel, Nout : "Ses fesses sont à l'est, sa tête à l'ouest", soulignent plusieurs passages du Papyrus Carlsberg I . Cette orientation particulière vient de ce que Nout donne quotidiennement naissance au Soleil et aux étoiles dont les appellations hiéroglyphiques parsèment son corps, puis les avale au moment venu - celui de leur disparition sous le cercle de l'horizon, en l'occurrence . Disparaissant entre ses bras, chacun des objets célestes réapparaît tour à tour entre ses cuisses. Ainsi son entrecuisse constitue-t-elle, en quelque sorte, la matrice de renaissance quotidienne du Soleil et des autres astres peuplant notre univers visible.
Déjà, certains des Textes des Pyramides faisaient allusion à l'apparition matinale de Rê d'entre les cuisses de Nout. Tel ce passage assimilant le pharaon ressuscité au dieu Soleil : "... tu es Rê qui es sorti de Nout qui chaque jour donne naissance à Rê, et tu nais chaque jour comme Rê" (PT 1688), ou bien encore : "Sa mère le Ciel lui prête chaque jour vie comme Rê, et il apparaît avec lui à l'est (du ciel) ..." (PT 1835).

Etoiles décanales, éléments mythologiques

Quelques éléments mythologiques

Au plafond du cénotaphe de Séthi I à Abydos et de la tombe de Ramsès IV à Thèbes Ouest, l'entrée de la Douat - également baptisée Maison de Geb - est matérialisée par la bouche de la déesse Nout - cet orifice situé à l'ouest du ciel. D'où la figuration, à proximité du visage de Nout, de ce disque solaire ailé matérialisant le Soleil couchant. Dans les profondeurs de la Douat, l'astre du jour disparaît chaque soir ; de ce milieu "purificateur" et "recréateur" à la fois, il émerge chaque matin, tel un nouveau Soleil, prêt à inonder le Ciel et la Terre de la pleine puissance de ses rayons.
Dans ses pérégrinations diurne et nocturne, il est accompagné des sept étoiles décanales invisibles depuis la Terre d'Egypte parce que situées alors à trop grande proximité de l'astre du jour - il s'agit ici de knmt, xry Xpd knmt, H#t D#t, pHwy D#t, Tm#t Hrt xrt, wS#ti bk#ti et ipDs. A l'image du Soleil, ces étoiles sont chaque soir avalées par la déesse Nout et circulent le long de son corps, toute la nuit durant (V,24-26). Le corps de la déesse est parsemé des noms de ces étoiles invisibles depuis la Terre d'Egypte, à un instant donné. Il est en quelque sorte cette trajectoire qu'elles empruntent, sur toute la durée de leur période d'invisibilité - annuelle ou quotidienne. Il est ce chemin vers la renaissance, donc.
Un passage du Texte Dramatique identifie d'ailleurs la déesse Nout à la Mère des Dieux. A leur heure, elle donne naissance aux étoiles en effet : celles-ci font leur apparition à l'est du ciel, puis culminent dans le méridien du lieu, enfin disparaissent sous l'horizon occidental. Leur parcours nocturne, situé entre Ciel et Terre, figuré entre le corps de Nout et cette vaguelette matérialisant le royaume de Geb, la Terre, s'achève, tout comme le parcours diurne du Soleil, à leur arrivée à proximité de la bouche de Nout. Geb ne pouvait admettre toutefois que sa soeur et épouse Nout "avale" ses enfants, les étoiles, comme "une truie avale ses petits". Conscient de la menace qu'il représentait pour l'ordre céleste, Chou entreprit de soulever Nout de ses propres mains et de la maintenir éloignée de son époux, Geb. De là vient la séparation du Ciel et de la Terre, souligne le début du Texte Dramatique (IV,43-V,11) (158). Ainsi la déesse du ciel put-elle continuer à mettre au monde ses enfants, les étoiles, "à leur heure", comme elle donnait quotidiennement naissance au dieu Soleil Rê, au petit matin.
A l'image de l'astre du jour, les étoiles sortaient "purifiées", dénuées de toute "impureté", de leur passage dans la Douat. Cette Maison de Geb que les décans occupent 70 jours par an fut également baptisée Maison de l'Embaumement (V,37-38, V,42) - expression empruntée au champ sémantique de l'être humain. Rien d'étonnant à cela puisque l'embaumement du corps du défunt s'étalait lui aussi sur 70 jours. Ainsi, à l'image des décans, dont le comportement était calqué sur celui de Sirius, le plus brillant d'entre eux, la mort du défunt était assimilée à son entrée dans la Douat (VI,38) ; sa résurrection, quelques 70 jours plus tard, à son émergence de ce milieu "purificateur" et "recréateur" à la fois. De celui qui sort ainsi "purifié" de la Maison de l'Embaumement, il est dit qu'il est "Vivant" (V,41). Le commencement de cette nouvelle Vie dans l'au-delà pour le défunt était l'occasion d'importantes festivités. De même, le lever héliaque d'un nouveau décan était-il célébré, chaque dix jours de l'année civile égyptienne - et plus particulièrement celui de Sirius (, prt cpdt), qui en sanctionnait le tout début (VI,6-7).